La répétition vivantielle

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L'entrainement...

Comme le sport, la musique, la peinture… ou toute autre discipline artistique, l’entrainement est de mise pour une bonne progression. C’est pourquoi je propose aux sophronisants de pratiquer les exercices appris pendant la séance  quasi quotidiennement et à chaque fois, comme si c’était la première fois.
Nous parlons alors de répétition vivantielle. La vivance c’est ressentir le corps, les sentiments, les émotions, tout ce qui constitue notre être finalement, ici et maintenant.

Les techniques doivent être rapides : c’est mieux de pratiquer souvent que trop longtemps.

La répétition vivantielle entraine une évolution qui se fait en 3 paliers : la découverte, la conquête, la transformation. La durée de ces phases est variable d’une personne à l’autre. Tout dépend de la motivation, de l’entrainement…

Le sophronisant va ainsi, peu à peu, voir sa réalité objective se transformer.

Je vous laisse à votre lecture…

 

marche en conscience

L'allégorie de la caverne

Pour imager ce processus, je fais souvent allusion au mythe de la caverne, une allégorie de Platon (la République – livre VII) qui illustre la situation des hommes par rapport à la vraie lumière, c’est-à-dire par rapport à la vérité.

Supposons des captifs enchaînés dans une demeure souterraine, le visage tourné vers la paroi opposée à l’entrée, et dans l’impossibilité de voir autre chose que cette paroi. Elle est éclairée par les reflets d’un feu qui brûle au dehors, sur une hauteur à mi pente de laquelle passe une route bordée d’un petit mur.

Derrière ce mur défilent des gens portant sur leurs épaules des objets hétéroclites, statuettes d’hommes, d’animaux, etc…

De ces objets, les captifs ne voient que l’ombre projetée par le feu sur le fond de la caverne. De même, ils n’entendent que les échos des paroles qu’échangent les porteurs. Habitués depuis leur naissance à contempler ces vaines images, à écouter ces sons confus dont ils ignorent l’origine, ils vivent dans un monde de fantômes qu’ils prennent pour des réalités.

Soudain, l’un d’entre eux est délivré de ses chaînes et entraîné vers la lumière. Au départ, il en est tout ébloui. La lumière du soleil lui fait mal, il ne distingue rien de ce qui l’entoure.

D’instinct, il cherche à reposer ses yeux dans l’ombre qui ne le blessait pas. Peu à peu, cependant, ses yeux s’accoutument à la lumière, et il commence à voir le reflet des objets réfléchis dans les eaux. Plus tard, il se sent prêt à en affronter la vue directe. Enfin, il deviendra capable de soutenir l’éclat du soleil.

C’est alors qu’il réalise que sa vie antérieure n’était qu’un rêve sombre, et il se met à plaindre ses anciens compagnons de captivité. Mais s’il redescend près d’eux pour les instruire, pour leur montrer le leurre dans lequel ils vivent et leur décrire le monde de la lumière, qui l’écoutera sans rire, qui donnera surtout créance à sa révélation ? Les plus sages eux-mêmes le traiteront de fou et iront jusqu’à le menacer de mort s’il s’obstine.

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